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Test Panasonic Lumix DMC-L1 : la prise en main
 
 


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Nous avons pu - enfin -prendre en main la semaine dernière le premier reflex numérique de Panasonic...

C’est en avril 2005, lors de l’annonce par PANASONIC de son projet de reflex numérique dans le cadre du format 4/3, que nous rêvions à voix haute d’optiques Leica compatibles.

Notre vœu a été exaucé et nous avons pu le prendre en main !

De loin, le Panasonic Lumix DMC-L1 ressemble fortement à l’Olympus E-330 ce qui, avec ce look de Leica M hypertrophié n’est pas sans nous déplaire. Mais quand on se rapproche de ce reflex numerique, on s’aperçoit que, si des ressemblances avec le reflex Olympus sont indéniables, le Lumix DMC-L1 est bien un reflex Panasonic.

De fait, c’est une approche ergonomique plus traditionnelle que la plupart des reflex numériques que nous propose le géant japonais de l’électronique. Signalons notamment la présence du barillet de vitesses sur le capot et de la bague de sélection des ouvertures de diaphragme sur l’objectif. Ces deux commandes permettent une « prise de contrôle » de l’appareil, notamment pour la gestion des automatismes avec priorité et le...semi-automatisme !

Panasonic Lumix DMC-L1

C’est un exemplaire de pré-série que nous avons pu prendre en main et tous les détails, notamment au niveau logiciel n’étaient pas finalisés. Ce que l’on peut dire est que l’écran de visualisation au dos de l’appareil ne sera pas mobile, pour des raisons esthétiques et de compacité.

Le Panasonic Lumix DMC-L1 est en effet moins épais que le reflex Olympus. La prise en main est très différente de celle d’autres reflex numériques : il présente un design épuré, le toucher est très qualitatif/métallique et en même temps c’est un appareil de faible poids.

Ce design épuré est partagé avec l’optique siglée Leica (fabriquée au Japon). Ce Leica D 14-50mm est une très belle pièce (malgré une ouverture non constante) et nous espérons qu’elle est à la hauteur de la signature. Pour tout dire nous ne sommes pas trop angoissés à ce niveau au vu du haut niveau de qualité des optiques Leica sur les compacts numériques Panasonic. Mais aussi parce que Leica aura à justifier une différenciation avec les optiques Olympus, déjà d’excellente qualité et... partageant la même monture. Autre élément fort intéressant : l’optique Leica intègre le stabilisateur optique « Mega OIS » de Panasonic.

Cet objectif sera sûrement un élément clef dans la stratégie commerciale du reflex Panasonic car elle doit lui permettre de se différencier du reste des reflex numériques. Ce qui, on peut le signaler, est déjà au cœur du système 4/3, conçu autour des contraintes des capteurs numériques (gamme d’objectifs télécentriques, seuls réellement compatibles avec les capteurs).

Nous avons pu discuter avec certains membres de l’équipe Panasonic afin d’avoir une idée des points communs et des différences entre le Panasonic et l’Olympus. En fait, les seuls éléments communs aux deux reflex numériques sont la monture d’objectif, la cage du miroir, le viseur, le « Filtre à onde supersonique » (SSWF) ou en terme trivial le « nettoyeur de capteur », les capteurs d’autofocus et d’exposition et, bien sûr, le capteur « Live MOS » qui... a été développé de façon conjointe par Panasonic et Olympus.

Nous avons également appris (sans grand étonnement), que la gamme d’optiques Leica D sera amenée à s’élargir dans un proche avenir.

Toute la partie traitement de l’image sera donc spécifique : vivement un test comparatif entre le E-330 et le DMC-L1 !

L’équipe de Panasonic ne positionne pas le DMC-L1 en entrée de gamme : ce sera le concurrent du Nikon D200 et du Canon EOS 30D. Le prix sera en conséquence. Nous en saurons plus lors de la commercialisation de ce reflex : elle devrait intervenir à l’automne, aux alentours de la Photokina (septembre 2006).

En prenant en main le reflex Panasonic je n’ai pas pu m’empêcher de penser aux clones Leica/Panasonic passés et actuels dans le domaine des compacts. Leica va-t-il nous sortir à la Photokina une version du Lumix DMC-L1 avec une pastille rouge et une optimisation spécifique du traitement de l’image ? Allons nous voir apparaître une gamme numérique Pro « grand format » autour des Leica R9 et M7 et une gamme « amateur éclairé » autour des boîtiers reflex Panasonic et du format 4/3 ? Réponse lors de la Photokina !

Philippe C

Panasonic Lumix DMC-L1


Panasonic Lumix DMC-L1

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